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L’entrepreneur Sénégalais Djibril Bokoum, le black Panther des Enfants Talibés

by InAfrik Magazine
5 juin 2023
in Digital & Startups, Interview & portrait
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L’entrepreneur Sénégalais Djibril Bokoum, le black Panther des Enfants Talibés

A 16 ans, alors que les adolescents de son âge profitent de la vie, Djibril Bokoum se donne pour ambition de changer la condition des enfants talibés de son pays, au point de créer en 2009, l’association « aidons les talibés. » Il veut mettre fin à la mendicité des enfants talibés en promouvant leurs droits. Ouvert d’esprit et déterminé, il crée en parallèle à son engagement social, une agence de communication marketing et événementielle qui se démarque par sa créativité et son sens de l’innovation. Interview !

Magazine In Afrik : En dehors de votre engagement social, quelle expérience professionnelle faites-vous actuellement ?

Djibril Bokoum : Avant l’obtention de mon diplôme, je vendais des poulets dans des restaurants, histoire de pouvoir subvenir à mes besoins. Plus tard, j’ai eu à travailler dans des entreprises de la place afin de pouvoir avoir une connaissance du marché et de pouvoir engranger de l’expérience. Et cette dernière m’a permis aujourd’hui de mettre en place une agence de communication marketing et événementielle dénommée « One Management Dakar » dont l’objectif est d’apporter du changement dans ce secteur qui a besoin d’innovation. Notre particularité se trouve dans la créativité, l’innovation  et le sérieux.

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Les enfants talibés ont toujours existé, traditionnellement, dans la société sénégalaise. Qu’est-ce que vous déplorez à leurs conditions de vie ?

C’est une tradition sénégalaise d’envoyer les enfants à l’école coranique. Le talibé est généralement un garçon âgé de 5 à 15 ans, confié par ses parents à un maître coranique afin que celui-ci se charge de son éducation religieuse. Cette éducation a lieu dans un daara (école coranique). En contrepartie, le talibé doit s’acquitter des travaux domestiques, et est généralement contraint à mendier dans les rues afin de subvenir à ses besoins, aux besoins de son maître et de sa famille.

Certains parents, croyant donner une éducation religieuse à leurs enfants, et disons-le clairement, n’ayant pas les moyens de les nourrir, les envoient chez des maîtres coraniques, qui devraient les prendre en charge mais qui n’ont que très peu de moyens eux-mêmes. Alors, les talibés sont envoyés mendier dans la rue par le maître coranique qui a tous les droits sur eux. Ces jeunes enfants qui sont des proies faciles sont livrés à eux-mêmes et se retrouvent la plupart du temps à la rue, le fruit de leur quête enrichissant leurs enseignants plutôt qu’à leur prise en charge.

Pire,  ces enfants, fréquemment sont sévèrement battus par leur maître parce qu’ils n’ont pas ramené la somme d’argent fixée par ce dernier. La  majorité des talibés se retrouvera sans emploi ou incapable d’exercer un quelconque métier. C’est une situation déplorable, qui ternie l’image de notre pays. Ce phénomène frappe sévèrement le visiteur étranger dès qu’il met le pied à Dakar.

Pour y remédier, vous créez en 2009, l’association « aidons les talibés ». Quel a été le déclic vers une telle initiative ?

Le déclic a été une grande volonté d’agir. Je me suis très tôt dit que c’était  bien de déplorer cette situation difficile des enfants comme beaucoup le font mais que c’était encore mieux de poser des actes concrets pour avoir des solutions durables, pour le bien de tous. Raison pour laquelle, j’ai créé l’équipe « Aidons les talibés » en 2009, à l’âge de 16 ans.

Notre équipe, composée de jeunes bénévoles (40), cherche à travers une démarche inclusive, à leur assurer un cadre de vie décent et leur rendre leurs droits qui sont bafoués. Outre des dons de matériels didactiques, de vêtements et de vivres, des actions de sensibilisation et d’information à l’intention des maîtres coraniques sont menées par l’équipe.

Quelles sont les actions que vous menez en faveur de l’amélioration des conditions des enfants talibés ?

Nos actions telles que Korité pour tous et un Daara, un mouton leur permettent de profiter pleinement de ces fêtes religieuses à l’image des autres enfants et surtout leur donnant la possibilité de ne pas aller mendier. Education for Talibés  permet aux enfants talibés âgés entre 4 et 15 ans de recevoir des cours de français et les plus âgés sont initiés à des formations. Rénovation des daaras leur donne la possibilité de vivre dans un environnement sain. Happy week-end avec des sorties dans des aires de jeux ou l’organisation d’un tournoi de football leur permet de se divertir et de jouir pleinement de leur enfance. 1 Talibé = 1 Pull avec des dons de pulls et couvertures leur permette de passer un hiver au chaud.

Quelle stratégie mettez-vous en place pour suivre leur accompagnement social et surtout leur éducation ?

Chaque semaine, nous faisons en sorte de visiter le daara pour voir si les enfants sont dans de bonnes conditions. Chaque mois aussi, nous faisons des activités avec les enfants, que ça soit une consultation ou l’apprentissage du français. De ce fait, nous sommes en contact permanent avec les enfants qui voient en nous des protecteurs, des frères, des pères. Je salue le travail remarquable abattu par les membres de l’équipe « Aidons les talibés » qui ne ménagent aucun effort pour le bien-être des talibés. Je tiens à souligner aussi que la majorité des membres est constitué d’étudiants.

Combien sont-ils aujourd’hui à être impactés ?

Aujourd’hui plus de 800 talibés, de différentes régions, bénéficient de nos actions que nous faisons avec nos maigres moyens, mais aussi avec l’aide de personnes de bonne volonté et quelques entreprises de la place notamment l’As Dakar Sacré-Cœur, une école de football qui nous soutient et reçoit des talibés gratuitement. Cette année, un nouveau projet verra le jour d’ici la fin de l’année et offrira à plus de 200 enfants talibés la chance de ne plus aller mendier.

Comment financez-vous ces actions ? Avez-vous le soutien de l’Etat ?

Nous sommes soutenus par beaucoup de personnes qui partagent notre vision : La situation des talibés n’est pas une fatalité ! Je reste persuadé qu’avec des actions concrètes, ensemble, nous changerons les choses et ce problème sera derrière nous. Toutefois, nous ne pourrions y arriver sans le soutien du gouvernement qui ne manifeste pas à ce jour une réelle volonté d’apporter des solutions durables à ce problème, ce que nous déplorons. Quand des jeunes se battent pour les enfants, l’État doit apporter sa pierre à l’édifice. Aujourd’hui, nous n’avons ni le soutien de l’État, ni leurs moyens mais nous travaillons avec le cœur et nous donnons à ces enfants l’espoir d’avoir des lendemains meilleurs.

Quels sont les facteurs socioculturels qui freinent votre action ?

Certains pensent que combattre la mendicité des enfants, c’est être contre l’islam. Ce qui n’a aucun rapport. Ces récalcitrants qui soutiennent que faire mendier l’enfant est pétri de valeur (humilité, préparation aux dures conditions de vie, etc.) qu’attendent-ils pour envoyer leurs enfants mendier ? Soyons sérieux ! Nous sommes musulmans et il est bien possible d’apprendre le Coran dans de bonnes conditions, avec dignité.

Etant donné que les enfants talibés sont généralement présents dans les sociétés fortement islamisés, pensez-vous élargir vos actions vers les autres pays africains qui vivent la même situation ?

Nous pensons bien évidemment à tous ces enfants d’autres pays qui souffrent, cela nous fait vraiment mal d’être impuissants face à cette situation, étant loin. Nous espérons que nos Etats mais aussi les populations prendront conscience très rapidement de cette plaie et feront le nécessaire pour stopper cette hémorragie qui permettra à tous les enfants de s’épanouir. J’emprunte les mots de Kofi Annan qui disait bien : « Rien n’est plus important que de bâtir un monde dans lequel tous nos enfants auront la possibilité de réaliser pleinement leur potentiel et de grandir en bonne santé, dans la paix et dans la dignité. »

Vous êtes co-founder d’une agence de communication qui fait dans l’événementiel. Pourquoi n’organisez-vous pas une journée des talibés pour promouvoir leurs droits ?

Plutôt que d’organiser une journée, nous nous donnons à fond pour veiller sur ces mômes tout au long de l’année. Cependant nous avons pour projet d’organiser des événements qui vont générer des revenus. Actuellement avec mon agence, j’offre quelques prestations à l’association, ce qui donnera à cette dernière plus de visibilité. Nous sommes plus dans l’action que le verbe.

Quel appel avez-vous à lancer aux jeunes ?

J’invite tous les jeunes à entreprendre, à travailler ensemble pour apporter des solutions durables aux impératifs sociaux. Un entrepreneur n’est pas forcément quelqu’un qui a créé son entreprise. Etre entrepreneur, c’est prendre des initiatives, créer des activités et participer au changement positif de sa communauté. Entreprendre, c’est un état d’esprit. Nous devons nous réapproprier les questions touchant les secteurs clés de l’économie. Nous devons être une génération active, une jeunesse qui porte le développement de nos nations, nourrir de grandes ambitions et être tous des entrepreneurs du changement. Les actions valent plus que les mots.

Propos recueillis par : Michaël TCHOKPODO

Tags: Économie

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