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Bénin 2026: Les leçons d’une investiture : Romuald WADAGNI, encore candidat, déjà président !

by InAfrik Magazine
5 octobre 2025
in A LA UNE, Economie & industrie, Élections, Politique & Diplomatie
0
Romuald Wadagni, candidat de la mouvance à l'élection présidentielle de 2026 au Bénin.

Romuald Wadagni, candidat de la mouvance à l'élection présidentielle de 2026 au Bénin.

On attendait la première prise de parole du candidat désigné par les partis politiques de la majorité présidentielle. En lieu et place, le public a eu droit, ce samedi 04 octobre 2025 à Parakou, à une prestation riche en émotions et engagements de la part d’un Romuald WADAGNI qui semble avoir déjà endossé la tunique du futur président de la République. Retour sur les temps forts et les coulisses d’une cérémonie d’investiture qui, loin d’avoir été une simple formalité, a livré de grandes leçons sur chacun des leaders des quatre grands partis politiques qui composent la majorité présidentielle au Bénin, Renaissance nationale (RN), Mouvement des élites engagés pour l’émancipation du Bénin (MOELE-Bénin), Bloc Républicain (BR) et Union Progressiste Le Renouveau (UP-R)…

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Quatre partis politiques qui sont condamnés à travailler en symbiose pour la victoire du duo WADAGNI/TALATA

Le Stade municipal de Parakou, dans la partie septentrionale du Bénin, a accueilli ce samedi la cérémonie d’investiture du duo candidat de la majorité présidentielle à l’élection présidentielle d’avril 2026. A la suite de quelques prestations artistiques pour agrémenter la mise en place, l’événement proprement dit a véritablement démarré à 10h50 avec l’arrivée, au même moment et mains dans les mains, du ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané (premier responsable du parti BR), Joseph Fifamè Djogbenou (Président national de l’UP-R), Jacques AYADJI (Président de Moele-Bénin) et Claudine Affiavi PRUDENCIO (Présidente de RN). Cette cérémonie qui s’est achevée à 12h50 a été ponctuée par trois grandes articulations. D’abord, la lecture de la décision portant validation du choix du duo candidat ; exercice auquel se sont pliés, tour à tour, un représentant de chacun des quatre grands partis de la majorité. Ensuite, les premiers responsables de ces quatre partis politiques, RN, Moele-Bénin, BR et UP-R, se sont relayées à la tribune dans cet ordre pour prononcer chacun une allocution. Enfin, moment très attendu, Romuald WADAGNI est monté au pupitre, pour prononcer le discours du candidat qu’il est encore, utilisant les mots et expressions qui donnaient à penser qu’il habite déjà le statut de président de la République auquel il aspire (Lire l’intégralité de son discours en encadré à la fin de ce texte). Cette cérémonie d’investiture, au-delà de la symbolique, a aussi offert à voir à l’œuvre quatre partis politiques qui sont condamnés à travailler en symbiose pour la victoire du duo WADAGNI/TALATA mais qui ont multiplié les preuves de ce qu’ils sont prêts à vivre ensemble mais pas à s’unir ; qu’ils sont prêts pour une coalition autour du duo désigné, mais pas d’une seule et même voix ; en somme, que la victoire de leur duo se fera dans une logique d’union, mais pas dans un esprit d’unité. De nombreux constats relevés au cours la cérémonie d’investiture du duo, mettent en exergue cet esprit d’union par le one-man-show. Appréciez…

Le parti de la Renaissance nationale, RN, au nom de la solennité bafouée

A l’arrivée simultanée et mains dans les mains des quatre dirigeants ce samedi matin au stade municipal de Parakou, un contraste saisissant frappe aux yeux du public :

si les trois autres dirigeants de partis politiques arborent des tenues conformes à la solennité de l’événement, la présidente du RN, elle, se présente dans un accoutrement qui attire les regards ahuris et suscite des questionnements. Un peu plus tard, au moment de la lecture de la décision portant validation du choix du duo candidat par le RN, le représentant du parti exécute son allocution dans un ton désinvolte qui tranche avec tous les codes de la solennité requise en pareille circonstance. Vient ensuite le moment du discours de la président Claudine Prudencio. Du haut de son Jeans trois quarts surmonté d’une robette quelconque, la présidente de RN s’avance au pupitre et s’élance dans la lecture d’un texte dont les premières phrases rappellent que nous vivons désormais à l’ère de la génération de textes par l’intelligence artificielle. Si l’objectif était de montrer que le parti aurait souhaité se retrouver ailleurs qu’à cette cérémonie d’investiture, il y a des raisons de penser que cet objectif a été brillamment atteint.

Moele-Bénin : peut faire beaucoup mieux !

Le représentant de Moele-Bénin a fait beaucoup mieux dans le ton, la diction, la solennité, au moment de lire la décision portant validation du choix du duo candidat par son parti. Pour sa part, dans son discours de chef du parti, Jacques Ayadji a souvent donné l’impression qu’il n’a été informé de l’exercide que sur le tard. Un discours inutilement long, truffé de détails souvent incongrus ou inopportuns pour la circonstance, de surcroit surchargé de quelques moments d’improvisation pas toujours bien inspirés, comme quand il récupère pour le seul compte de son parti la chanson à la gloire du duo candidat, composée et exécutée à l’occasion par l’artiste Ignace Don Métok. A force de répéter « j’ai…J’ai…J’ai », Jacques Ayadji a très souvent tout ramené à sa seule personne, comme si le parti se résumait à son président. Ou, peut-être, a-t-il jugé opportun de profiter de l’occasion pour rappeler que c’est essentiellement le président qui dépense pour les besoins du parti. On l’aura compris : le président a décidé et tous les militants sont sommés de faire allégeance au duo candidat. Belle sortie ? Chacun appréciera !

Bloc Républicain, rien à gagner, rien à perdre…

Il a fallu attendre la lecture de la décision portant validation du choix du duo candidat par le représentant du BR pour avoir une idée plus précise du ton et de la solennité qui siéent en pareille circonstance. Mieux, avant de monter au pupitre pour délivrer son discours de chef du BR, Abdoulaye Bio Tchané (ABT) a sans doute eu le temps de faire un constat : quand le représentant puis la présidente du parti RN ont prononcé les noms du duo candidat au moment de leurs prises de parole respectives, seuls les militants du parti ont réagi ; et encore, avec beaucoup de timidité. Même constat au niveau de Moele-Bénin où l’on a observé une réaction un peu plus vive, mais de la part de militants pas assez nombreux pour produire l’écho souhaité. Alors ABT a choisi d’interpeler nommément toutes les composantes du public.

« Chers amis de l’Union progressiste, de Moele-Bénin, de la Renaissance nationale », dira-t-il, sans obtenir de véritable réponse. Il insistera : « Si vous êtes d’accord avec moi, manifestez-le par des applaudissements »
Abdoulaye Bio Tchané (ABT)

Discours du président du parti BR

Ici aussi, seule la tribune occupée par les militants du BR réagira vivement. On retiendra de la participation globale du BR à cette cérémonie l’image d’un parti conscient de sa position sur l’échiquier politique national qui se limite à faire son devoir pour continuer à mériter sa place dans le rang, à l’image de son premier responsable quand il prononce ces morts forts : 

« La fin du second mandat n’est pas la fin de notre marche en avant… » ABT

UP Le Renouveau : son leader a réussi sa sortie et séduit le candidat Wadagni

En prenant la parole ce samedi, Joseph Djogbenou avait conscience que seuls les militants de son parti prêteront une oreille attentive à son discours. Mais, en bon tribun, il était décidé à retourner le marais. Me Djogbenou était aussi conscient que son discours sera analysé, scruté, disséqué, décrypté sous tous les angles. Lui aussi rêvait d’être le candidat de la majorité présidentielle, avant de se rendre compte, après coup, que si le choix avait été porté sur sa personne, lui, dirigeant d’un parti politique, cela aurait eu de lourdes conséquences sur la cohésion au sein de la majorité présidentielle, en raison de ce qu’un tel choix aurait forcément frustré les autres partis politiques qui se seraient alors sentis lésés, à juste titre. Le défi pour Me Djogbenou était donc double : faire bonne figure en convainquant l’opinion publique de ce qu’il a définitivement tourné la page de sa non désignation et prouver qu’il place l’intérêt général (la victoire du candidat de la majorité présidentielle) au-dessus de toutes les autres considérations et petits calculs politiciens. En tous points, la prestation de l’orateur Joseph Djogbenou a été magistrale. Certes, il est resté fidèle à lui-même, plus dans le rationnel que dans l’émotionnel, mais il a su exécuter son numéro de séduction, notamment quand il a essayé de s’exprimer dans quelques langues du septentrion, et avec plus de réussite quand il a chanté dans quelques langues Baatonu, Bariba et autres. Nonobstant, le public n’a été véritablement et définitivement sous le charme que lorsqu’il a vu à l’œuvre ce président de l’UP-R, multipliant les formules pour rappeler la primauté de l’intérêt général sur les intérêts personnels, vantant le candidat Wadagni avec ces formules ampoulées dont il détient seul le secret, appelant les uns et les autres à s’investir sans réserve et sans relâche jusqu’à la victoire du duo de la majorité présidentielle. Lui-même premier satisfait du discours qu’il venait de délivrer pour vendre son candidat Romuald WADAGNI, Joseph Djogbenou conclura ainsi son propos : 

« Je considère que ce choix est approuvé avec ferveur…Je considère que ce choix est approuvé sans retenue…Pour l’union, pour le progrès, vive le Bénin ! » Me. Joseph Djogbenou

Le candidat avisera…

Romuald WADAGNI, un discours écrit avec le cœur plus qu’avec la tête…

Cette première prise de parole publique était scrutée comme du lait sur le feu. Romuald Wadagni n’avait pas droit à l’erreur. Il n’en a pas commis ! Mieux, il a entamé son allocution en s’aventurant sur un terrain où on ne l’attendait pas du tout, l’affect ! En choisissant ainsi de s’ouvrir au peuple par un témoignage poignant sur la vie du petit garçon qu’il fut, Romuald Wadagni a pris de court une opinion qui commençait à faire son chemin en dressant de lui le portrait d’un technocrate pur et dur, obsédé par les chiffres et pratiquement sans humanité. Ce samedi 04 octobre, les Parakois ont eu droit à quelques facettes de l’humain qui se cache derrière le technocrate. Sans vraiment laisser au public le temps de se remettre de ses émotions, l’humain Wadagni a déroulé, multipliant des petites marques d’attention et de grandes formules de reconnaissance. A l’endroit d’Abdoulaye Bio Tchané, il aura des mots forts, des mots doux, des mots tendres comme ceux qu’un major de promotion adresse à un devancier qui a fait office de modèle, de repère, de boussole. Il dira aussi à Joseph Djogbenou tout le bien qu’il pense de l’esprit de sacrifice dont ce dernier a su faire preuve. Mais les trois temps forts de son discours resteront, d’abord, ces souvenirs rappelés et mots prononcés en hommages à son père qui n’est plus de ce monde ; ensuite ce discours à cœur ouvert à la jeunesse du Bénin et, enfin, son devoir de gratitude à celui qu’il appelle ‘‘notre guide’’, le président Patrice Talon.

Inédit pour ne pas y revenir, le ton employé par Romuald Wadagni pour s’adresser aux jeunes tranche avec la pratique connue de tous, qui consiste, pour les politiciens en quête de suffrages, à s’adresser aux jeunes comme on entretient un bétail électoral, à coups de promesses fallacieuses et de théories chimériques. Wadagni n’a pas multiplié des promesses aux jeunes ; il ne les a pas gavés de rêvasseries ; il n’a pas conclu, comme c’est de coutume, en appelant à voter pour lui. A la différence des candidats venus quémander les suffrages à coups de flagorneries, stratagèmes auxquels les populations sont déjà habituées, Wadagni a offert un tout autre visage : non pas celui d’un candidat en campagne, mais plutôt celui d’un candidat qui se voit déjà en prochain président.  Le public l’a ainsi découvert, dans la peau du déjà-président qui explique ce qui se fera, pourquoi ça se fera et comment ça se fera afin que le Bénin soit l’endroit où le jeune Béninois rêve de vivre.

Au demeurant, tout ce qui précède n’est qu’une lecture, la nôtre, du discours prononcé par le candidat Romuald Wadagni ce samedi 04 octobre à Parakou. Nous avons choisi de publier ici, sur notre média l’intégralité dudit discours, pour permettre à chacun d’en faire sa propre lecture…

Le Sorbonnard, Grand reporter InAfrik

Tags: Election 2026 BéninElections 2026Romuald WadagniWADAGNI/TALATA

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