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Libreville contre Perenco à Paris : une plainte contestée qui éclaire les enjeux du pétrole gabonais

by InAfrik Magazine
30 mars 2026
in Business, Economie & industrie, Gabon, Gestion publique, Politique & Diplomatie
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Le pétrolier Perenco assigné en justice

Le pétrolier Perenco assigné en justice

Selon Africa Intelligence, l’État gabonais a déposé une plainte auprès du Parquet national financier pour blanchiment et corruption, visant le groupe pétrolier franco-britannique et un avocat proche de l’ex-première dame Sylvia Bongo. Perenco dément formellement toute procédure engagée à son encontre. Cette affaire, révélée fin mars 2026, intervient dans un contexte de transition politique et de dépendance économique au pétrole, où se jouent à la fois des intérêts financiers et des questions de gouvernance.

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Paris, fin mars 2026. Dans les couloirs discrets du tribunal judiciaire, une information circule qui touche au cœur de l’économie gabonaise. D’après un article d’Africa Intelligence publié le 27 mars, Libreville aurait saisi le Parquet national financier (PNF) pour des faits présumés de blanchiment d’argent et de corruption impliquant Perenco, l’un des principaux opérateurs pétroliers du pays, ainsi qu’un avocat proche de Sylvia Bongo, l’épouse de l’ancien président Ali Bongo Ondimba. Quelques heures plus tard, le groupe pétrolier réagit avec fermeté : « Contrairement à ce qu’ont récemment rapporté certains médias, Perenco confirme que l’État gabonais n’a engagé aucune procédure judiciaire à son encontre, et toute affirmation contraire est fausse et diffamatoire. » La compagnie se réserve tous ses droits.

Pour le Gabon, où le pétrole représente encore plus de 70 % des exportations et environ 40 % des recettes budgétaires, cette séquence – qu’elle soit confirmée ou contestée – n’est pas anecdotique. Elle met en lumière les tensions qui traversent le secteur depuis la prise de pouvoir de Brice Clotaire Oligui Nguema en 2023. Au-delà des chiffres et des montages financiers, c’est l’histoire d’un pays qui tente de rééquilibrer ses relations avec les majors tout en préservant une ressource vitale pour des centaines de milliers de familles. L’affaire, encore à ses tout premiers stades, interroge la manière dont un État pétrolier peut, ou non, reprendre la main sur ses contrats historiques.

Un secteur pétrolier sous tension depuis la transition politique

Perenco, groupe franco-britannique discret mais puissant, opère au Gabon depuis des décennies. En 2025, la société produisait environ 100 000 barils équivalent pétrole par jour, soit une part significative de la production nationale, qui oscillait autour de 190 000 à 200 000 barils par jour au troisième trimestre 2025, en recul de 4,3 % sur un an. Le pétrole reste le pilier de l’économie : sa contribution au PIB se situe entre 23 % et 24,2 %, selon la Banque mondiale, même si la production globale décline lentement depuis plusieurs années.

L’arrivée au pouvoir du général Oligui Nguema, après le coup d’État d’août 2023 qui a mis fin à plus de cinquante ans de règne de la famille Bongo, a marqué un changement de ton. Le nouveau pouvoir a multiplié les audits et les renégociations dans le secteur extractif. Des soupçons de liens privilégiés entre Perenco et l’entourage de l’ancien président ont régulièrement circulé dans la presse locale et internationale, sans qu’aucune condamnation n’ait été prononcée à ce jour. La plainte rapportée par Africa Intelligence s’inscrirait dans cette dynamique : elle ciblerait non seulement l’entreprise, mais aussi un avocat proche de Sylvia Bongo et de son fils Noureddin, figure emblématique de l’ex-clan présidentiel.

Chronologiquement, l’information surgit le 27 mars 2026. Africa Intelligence, publication spécialisée dans les affaires africaines, décrit une plainte déposée auprès du PNF pour blanchiment et corruption. Le texte viserait des présumés montages financiers impliquant Perenco. Dès le lendemain, 28 mars, la compagnie publie un démenti clair via plusieurs médias gabonais, qualifiant les allégations de « fausses et diffamatoires ». Aucun communiqué officiel du gouvernement gabonais n’a, à ce jour, confirmé ou infirmé l’existence de la procédure. Le Parquet national financier, contacté par plusieurs rédactions, n’a pas communiqué publiquement.

Ce silence contraste avec les précédents contentieux impliquant Perenco. En 2021, des organisations de la société civile gabonaise avaient déjà saisi la justice locale pour des questions environnementales. À Paris, des ONG françaises comme Sherpa et Les Amis de la Terre ont assigné le groupe pour des dommages écologiques en République démocratique du Congo, une affaire toujours en cours. Au Gabon, l’accident mortel sur la plateforme Becuna en mars 2024, qui avait coûté la vie à six personnes, avait également relancé les débats sur la sécurité et la transparence des opérations.

Les mécanismes d’une plainte et les intérêts en présence

La procédure, si elle est avérée, reposerait sur le droit français, qui permet au PNF d’enquêter sur des faits de corruption internationale lorsque des éléments se déroulent en France – siège européen de Perenco à Paris. Le blanchiment viserait potentiellement des flux financiers dissimulés, tandis que la corruption renverrait à des avantages indus accordés à des intermédiaires ou à des proches du pouvoir précédent.

Du côté gabonais, l’enjeu est double. D’abord financier : récupérer, le cas échéant, des fonds publics supposés détournés. Ensuite politique : marquer une rupture claire avec l’ère Bongo, où certains contrats pétroliers étaient perçus comme trop favorables aux opérateurs étrangers. Oligui Nguema, qui a promis une gouvernance plus transparente, voit dans ces actions un moyen de légitimer sa transition.

Perenco, de son côté, défend une position classique pour une entreprise de cette taille : elle conteste vigoureusement les allégations et rappelle son rôle économique majeur. Le groupe emploie des milliers de personnes au Gabon et investit dans des projets gaziers, comme l’usine de GNL de Port-Gentil, attendue en 2026. Son démenti vise à protéger son image et à éviter toute perturbation de ses opérations.

Des voix contradictoires émergent. Des organisations de la société civile, comme le Réseau des organisations libres de la société civile pour la bonne gouvernance du Gabon, ont depuis longtemps alerté sur les impacts environnementaux des activités pétrolières. Georges Mpaga, son président, a souvent dénoncé des pollutions récurrentes sans pour autant commenter directement cette affaire. À l’inverse, des acteurs économiques soulignent que toute instabilité juridique pourrait décourager les investissements étrangers dans un pays déjà confronté au déclin naturel de ses réserves.

Perspectives : entre incertitudes judiciaires et réalités économiques

À ce stade, deux scénarios coexistent. Si la plainte est confirmée et que le PNF ouvre une enquête, celle-ci pourrait durer plusieurs mois, voire années, comme c’est souvent le cas dans les dossiers de corruption transnationale. Une mise en examen ou des perquisitions à Paris pourraient suivre. Si, en revanche, l’information s’avère inexacte ou non suivie d’effet, l’épisode restera comme un épisode de communication dans un bras de fer politique plus large.

Pour le Gabon, l’impact dépasse le seul dossier Perenco. Le pays cherche à diversifier son économie, comme le souligne la Banque mondiale, tout en maintenant la rente pétrolière. La production devrait reculer de 3 % en 2026 ; toute remise en cause des contrats majeurs pourrait affecter les recettes budgétaires et, in fine, les services publics. Des familles entières, dans les régions productrices comme Port-Gentil ou l’Ogooué-Maritime, dépendent directement ou indirectement de l’industrie.

Sur le plan international, cette affaire s’inscrit dans une tendance plus large. Plusieurs pays africains producteurs de pétrole – du Nigeria à l’Angola – ont renégocié leurs contrats ces dernières années pour obtenir de meilleures parts. La France, historiquement liée au Gabon, observe avec attention : Perenco est une entreprise franco-britannique, et le PNF dépend du ministère de la Justice français. L’Union européenne, via ses directives anti-corruption, encourage ce type de poursuites.

Des experts du secteur, interrogés ces dernières années par Jeune Afrique ou Le Monde, rappellent que la complexité des montages financiers dans l’industrie pétrolière rend les enquêtes longues et délicates. « Les relations entre États et compagnies sont souvent opaques, mais la justice française a montré, dans d’autres affaires, sa capacité à instruire sans a priori », notait récemment un analyste sous couvert d’anonymat.

Une affaire qui interroge l’avenir du pétrole gabonais

L’épisode du 27 mars 2026, rapporté par une source spécialisée et aussitôt démenti par l’intéressé, illustre la difficulté de séparer le factuel du politique dans un pays où le pétrole reste roi. Qu’il y ait ou non une procédure engagée, le simple fait que l’information ait circulé montre à quel point les relations entre Libreville et les opérateurs étrangers sont scrutées.

Pour les Gabonais ordinaires, l’enjeu est concret : que reste-t-il, dans les caisses de l’État, des milliards de dollars tirés du sous-sol ? Pour Perenco, il s’agit de préserver sa licence d’exploitation et son image de partenaire responsable. Pour le pouvoir en place, c’est l’occasion de démontrer une nouvelle gouvernance.

Au-delà des démentis et des confirmations futures, une question demeure ouverte : comment un pays riche en ressources mais confronté au déclin de celles-ci peut-il construire un avenir plus équitable ? Le dossier Perenco, qu’il se dissolve rapidement ou qu’il devienne une affaire de longue haleine, offrira peut-être une partie de la réponse. En attendant, la vie continue à Port-Gentil, où les plateformes offshore extraient toujours le brut qui fait tourner l’économie nationale. Le pétrole, comme souvent en Afrique, reste à la fois une chance et un fardeau.

Roland Renaud

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