Candidature de Macky Sall au poste de secrétaire général de l’ONU : le Burundi s’implique aux côtés d’autres pays

Macky Sall

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New York, 3 mars 2026. La course à la succession d’António Guterres vient de prendre un tournant africain inattendu. Lundi 2 mars, le Burundi, qui préside l’Union africaine pour l’année 2026, a officiellement déposé auprès de l’Assemblée générale des Nations unies la candidature de Macky Sall au poste de secrétaire général. L’ancien président sénégalais (2012-2024), déjà auréolé de son passage à la tête de l’UA en 2022, devient ainsi le seul candidat du continent face à l’ex-présidente chilienne Michelle Bachelet et à l’Argentin Rafael Grossi.

Ce parrainage burundais, loin d’être isolé, s’inscrit dans une mobilisation plus large de plusieurs États africains

Le Burundi a officiellement présenté la candidature de Macky Sall au poste de secrétaire général des Nations Unies à l’approche de l’élection prévue en 2026 pour succéder au Portugais Antonio Guterres, dont le mandat s’achève le 31 décembre 2026. L’annonce a été faite à la presse ce lundi 2 mars par la porte-parole de l’Assemblée générale de l’ONU, Niece Collins. L’initiative de la candidature de Macky Sall n’est pas venue du Sénégal, l’ancien président étant accusé par les nouvelles autorités d’avoir dissimulé des chiffres sur la dette publique, ce qu’il a toujours contesté.

Le Burundi, qui préside l’Union africaine pour l’exercice 2026, met en avant le profil international de Macky Sall, ancien président de la République de 2012 à 2024 et ex-président en exercice de l’Union africaine en 2022. Il est crédité d’une expérience reconnue en matière de gouvernance, de climat et de financement du développement.

Depuis la création de l’ONU en 1945, seuls deux Africains ont dirigé l’organisation : Boutros Boutros Ghali d’Égypte, secrétaire général de 1992 à 1996, et le Ghanéen Kofi Annan, qui a occupé les fonctions de secrétaire général de 1997 à 2006. L’élection du prochain secrétaire général de l’ONU interviendra à l’automne 2026, à l’issue d’un processus piloté par le Conseil de sécurité, avant un vote formel de l’Assemblée générale. Dans un contexte où l’Afrique plaide pour une représentation accrue au sein des instances multilatérales, cette candidature relance le débat sur l’alternance géographique et le poids du continent dans la gouvernance mondiale.

Fée Essenam

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