TOGO : Déclaration du rappeur AAMRON : « ce n’est pas le président du conseil qui a donné l’ordre pour que je sois torturé… »

Le rappeur togolais Aamron

Le rappeur togolais AamronLe rappeur togolais Aamron

« Ce n’est pas le président du conseil qui a donné l’ordre pour que je sois interpelé, Ce n’est pas le président du conseil qui a donné l’ordre pour que je sois torturé, ce sont des zélés. » Ces déclarations du rappeur togolais Aamron, au micro de France 24 viennent mettre en lumière une problématique récurrente : la frontière entre les responsabilités officielles des autorités et les actes souvent commis par certains agents de l’État ou des membres de l’appareil sécuritaire qui agissent en dehors de tout contrôle.

« Ce n’est pas le président du conseil qui a donné l’ordre pour que je sois interpelé, Ce n’est pas le président du conseil qui a donné l’ordre pour que je sois torturé, ce sont des zélés… » AAMRON

Qui a organisé l’arrestation de AAMRON?

Le concerné, lui même, répond clairement que l’ordre ne venait pas du président Faure GNASSINGBE. Aamron, connu pour ses paroles engagées et sa voix critique contre les injustices, n’avait jamais été inquiété ou arrêté auparavant. Il y a quelques semaines, il a été arrêté dans le cadre d’une opération policière nébuleuse et controversée au sein même de l’appareil politique. Lors de sa déclaration, il a insisté sur le fait que ses actions étaient celles de « personnes zélées » — des agents qui agissent parfois en toute autonomie, dans l’ombre et sans respect du droit, et sans le cadrage direct de leurs supérieurs.

Ce cas illustre une fois de plus le climat de tension et d’impunité qui prévaut dans plusieurs régions d’Afrique, où la frontière entre l’ordre officiel et les actes de barbarie reste souvent floue. La déclaration d’Amron remet en question la responsabilité des autorités dans la gestion des opérations policières et le respect des droits de l’homme.

De nombreux observateurs et défenseurs des droits humains dénoncent ces pratiques qui, jusqu’à présent, échappent souvent à toute sanction ou transparence. La réponse officielle du gouvernement togolais à cette affaire n’a pas encore été clairement exprimée, mais la déclaration du rappeur a relancé le débat sur la nécessité de renforcer la responsabilité des agents de l’État et d’instaurer un vrai contrôle civil sur les forces de sécurité.

De source bien renseignée, une enquête serait même en cours pour comprendre les contours de cette arrestation au Togo.

Fée D

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